La crédulité des hommes dépasse tout ce que l’on peut imaginer, surtout quand elle est alimentée par l’appât du gain. L’histoire de la crise financière que nous sommes en train de subir en est une manifestation éclatante. Les mises en garde, les analyses argumentées, l’appel à la raison qui se succédaient depuis des années n’y ont rien fait : nos dirigeants du monde économique et politique étaient comme envoûtés. Le mensonge cru par tous devient vérité ! Il est plus facile d’avoir tort avec tout le monde que raison tout seul.

Au rayon des illusions perdues, il y eut d’abord la déroute de l’idéologie communiste qui avait aveuglé une grande partie des intellectuels de notre pays pendant un demi-siècle et séduit beaucoup d’hommes sincères espérant plus de justice sociale. Nous vivons aujourd’hui la déroute du dogme du libéralisme, qui a transformé l’économie mondiale en un gigantesque casino, et qui se nourrissait de l’arrogance de ceux à qui tout semblait réussir. L’évaporation des gains fictifs entraînera avec elle ce “pouvoir d’achat” tant idolâtré et beaucoup d’illusions sur le progrès matériel.

Avec la perte de ces illusions, les hommes de notre génération sont plus souvent désabusés que poussés à rechercher les vraies valeurs. Pourtant notre monde a besoin, plus que jamais, de découvrir l’espérance en Jésus-Christ.

Sommes-nous prêts à relever ce défi ?

Au cours de ces deux derniers mois, deux prédicateurs invités nous ont parlé de l’espérance chrétienne :

Henri Frantz nous rappelait que cette espérance repose sur Dieu lui-même et ses promesses déjà réalisées : c’est l’attente persévérante d’une chose certaine, et non un espoir hypothétique.

Alain Nisus nous a dressé un tableau lucide de notre société désillusionnée. Nous vivons dans un monde “sans espérance et sans Dieu” (Ephésiens 2,12) qui plus que jamais a besoin d’entendre l’invitation du Christ :

“Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie” (Jean 8,12)

“Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos” (Matthieu 11,28)

Recevons ces promesses pour nous-mêmes car Christ, notre espérance, ne déçoit pas. Partageons-les aussi avec notre entourage : Dieu veut se révéler à travers notre témoignage.

Pierre Jeuch