“Je n’ai pas honte de la bonne nouvelle; elle est en effet puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit” (Romains 1,16)

Peut-on avoir honte d’une bonne nouvelle ? C’est surprenant, et pourtant nous avons souvent un sentiment de gêne pour parler publiquement de l’évangile, cette bonne nouvelle par excellence. Pourquoi cela ? C’est parce que ce message absolument révolutionnaire bouleverse profondément la pensée dominante de notre société :

  • Une pudeur naturelle sur les choses qui nous touchent personnellement, confine souvent les gens dans des conversations superficielles. Ne craignons pas de “briser la glace”, car derrière cette réserve il y a souvent une véritable soif de Dieu.

  • La “bonne nouvelle” est forcément précédée d’une “mauvaise nouvelle” : l’homme pécheur est esclave du péché. Mais en dévoilant le péché on ne condamne pas, on donne un espoir. C’est comme un médecin qui fait le diagnostic d’une maladie. Cela ne fait pas plaisir, mais cela donne un espoir de guérison lorsqu’il y a un traitement connu.

  • Le message de la croix n’a jamais été très populaire. Scandale et folie pour les hommes, disait Paul, mais puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Nous ne pourrons jamais séduire quelqu’un avec un tel message, mais le Saint Esprit convainc ceux que Dieu appelle.

  • Un seul chemin pour être sauvé : Jésus-Christ. Une telle affirmation d’exclusivité choque dans une société où le relativisme est érigé en principe. Mais le prix payé par Dieu pour nous délivrer du pouvoir du péché est tellement extraordinaire, qu’il est impensable qu’il y ait un autre moyen de salut. Il est forcément unique !

Nos contemporains, nos voisins, nos collègues, nos amis sont atteints d’une maladie mortelle dont ils n’ont même pas vraiment conscience. Nous connaissons le diagnostic et nous connaissons le remède. Serions-nous gênés pour leur communiquer cette bonne nouvelle qui peut les sauver ? Il faut bien sûr y aller avec intelligence pour les convaincre, pour éviter qu’il ne se braquent en préférant continuer dans l’illusion, mais n’ayons pas honte. Ce n’est pas nous et notre image à leurs yeux qui compte le plus, mais bien leur salut.

La honte, crainte du ridicule, est balayée quand on regarde à notre sauveur qui, par amour pour nous, a subi la moquerie. Il a été maltraité, battu, crucifié tout nu, mais il est ressuscité et a été glorifié par le Père Éternel. Ne craignons pas de nous identifier à lui dans son humiliation : il nous associe aussi dans sa glorification.

(Texte basé sur la prédication de Pierre Jeuch, le 18 janvier 2009)

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